Lecture mise en espace
du "Dictionnaire Raisonné des Onomatopées Françaises"

La Cie PEU IMPORTE explore depuis de nombreuses
années le choix des mots dans l’art d’écrire et cela a donné entre
autres quelques textes et pièces de théâtre.

C’est alors qu’un beau jour PEU IMPORTE s’est retrouvée devant
la frontière, la limite ? des mots, et qu’ELLE a commencé à se
demander si il y avait quelque chose avant les mots, quelque chose
entre les mots et le silence, quelque chose avant le verbe…

En s’interrogeant sur ces questions, PEU IMPORTE a été amené
à découvrir un auteur de

1780-1844 : Charles Nodier

qui affirme avoir trouvé l’embryon universel de toutes les langues.

Il faut ajouter aussi – eu égard à la vérité - que d’autres auteurs affirment que Nodier est allé trop loin dans son affirmation.

Mais enfin, quoiqu’il en soit, PEU IMPORTE, sera ravie de partager avec vous, une lecture de cette découverte du supposé embryon de tous les mots existantes …

Le développement d’analogies qui suit, constituait, un des plus délirants de l’ouvrage de Nodier :

FLECHE : Onomatopée formée sur le son de la flèche chassée de sa corde et qui fuit en vibrant et sifflant.
SAGAIE vient de SAG qui est une des anciennes onomatopées du bruit de la flèche.
SAGittaire a signifié un homme qui lance des flèches.
SAC, SAC-cager c’est le pillage d’une ville, l’extermination de ses habitants, parce que les vainqueurs les renversent à coups de flèches.
On peut aussi nasaler cette racine SAG, pour en former SANG, parce que le sang coule sous les flèches.
SAGace, SAGacité c’est le regard qui parcourt l’espace avec la vitesse de la flèche, c’est le regard d’un homme pénétrant qui discerne la vérité.
PréSAGe, c’est voir hors du présent, c’est anticiper par la pensée sur les événements futurs, c’est le pronostic, le pressentiment du SAGe.
Le mot psi est une autre onomatopée du bruit de la flèche, dont il reste peu de composés dans les langues ; mais il est à remarquer que les Grecs en ont fait une de leurs lettres qu’ils ont représentée hiéroglyphiquement sous la figure d’une flèche empennée, ou d’un trait appuyé sur son arc.

à vos remarques